Anthony Laurent, création de sites internet

Anthony Laurent

Création de sites internet

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Être visible sur Google quand on est artisan à Toulouse

Deux leviers font l'essentiel du résultat, et un troisième reste hors de portée depuis la périphérie.

Pour un artisan, l’essentiel se joue sur deux choses : une fiche d’établissement Google correctement remplie, et une page par métier et par commune sur votre site. Le reste vient loin derrière. Et un point qu’il faut accepter d’emblée : si vous êtes installé à quinze kilomètres du centre de Toulouse, vous ne sortirez pas sur la carte pour une recherche faite depuis le Capitole. La proximité est le premier critère, et aucun contenu ne la compense.

Comment un client cherche un artisan, vraiment

Il tape « plombier » sur son téléphone, souvent dans l’urgence. Google affiche d’abord une carte avec trois établissements, puis les résultats classiques en dessous.

Sur mobile, ce bloc de trois capte la grande majorité des appels. Être quatrième revient à peu près à ne pas exister, et c’est pour ça que la fiche d’établissement passe avant le site.

L’autre schéma, moins connu mais très fréquent : on lui a donné votre nom, il le tape pour vérifier que vous existez. S’il ne trouve rien, le doute s’installe, même chez quelqu’un qui vous a été chaudement recommandé. Une recommandation qui tombe sur le vide ne se transforme pas en client.

La fiche Google avant le site

Si vous n’avez ni site ni fiche, commencez par la fiche. Elle est gratuite, elle prend deux heures à remplir sérieusement, et elle produit des effets en quelques semaines.

La catégorie principale est le réglage le plus déterminant, et le plus souvent mal choisi. « Plombier » et « Entreprise de plomberie » ne se comportent pas de la même façon dans le classement. Choisissez celle qui correspond exactement à ce que les gens tapent.

Ensuite, remplissez tout. Les services, un par un, avec leur description : ce champ est largement ignoré par vos concurrents et pris en compte par Google. Les horaires exacts. Une vingtaine de photos, prises au téléphone, montrant vos chantiers et votre véhicule.

Un point sur l’adresse : si vous travaillez depuis chez vous, masquez-la et déclarez une zone de chalandise. Vous n’êtes pas pénalisé, et vous évitez d’afficher votre domicile. Déclarez huit à douze communes maximum : au-delà, le signal se dilue au lieu de s’étendre.

Les avis, votre levier le plus efficace

Après la proximité et la catégorie, le volume d’avis est ce qui bouge le plus votre position. C’est aussi le seul levier entièrement gratuit.

Regardez les trois entreprises affichées sur votre requête principale et comptez leurs avis. C’est votre objectif, et il est généralement atteignable : deux à trois avis par mois comblent un écart de trente avis en un an.

La méthode qui fonctionne est simple et tient au moment. Demandez à la fin du chantier, sur place, quand le client regarde le résultat et qu’il est content. Pas trois semaines après par message. Ayez un lien court prêt sur votre téléphone, ou un QR code sur un carton dans votre camionnette.

Deux règles à ne pas franchir : ne proposez jamais de réduction ou de cadeau en échange, c’est contraire aux règles de Google et au droit de la consommation. Et ne filtrez pas en ne demandant qu’aux clients contents : c’est interdit et repérable.

Répondez à tous les avis, y compris les mauvais, sous 48 heures. La réponse est indexée, et elle permet de replacer naturellement votre métier et votre commune.

Ce que votre site doit contenir

Le site vient compléter la fiche, sur les recherches que la carte ne capte pas. Cinq éléments suffisent.

Une page par prestation principale. Pas une page « nos services » qui liste tout : une page pour le dépannage, une pour la rénovation, une pour l’installation. Chacune se positionne sur ses propres recherches.

Une page par commune où vous intervenez réellement, avec du contenu propre à chacune. Attention, c’est ici que se joue la différence entre une bonne page et une pénalité : dupliquer un gabarit en changeant le nom de ville est explicitement visé par les consignes de Google.

Une galerie de chantiers, avec des photos avant-après. C’est votre plus gros avantage sur les autres métiers, et celui que vous exploitez le moins.

Vos zones d’intervention écrites noir sur blanc, commune par commune. C’est la première question du visiteur, et la première raison pour laquelle il n’appelle pas quand il ne trouve pas la réponse.

Enfin un numéro cliquable en haut de page. La majorité de vos visiteurs sont sur téléphone, souvent sur un chantier. Un doigt doit suffire à déclencher l’appel.

Les requêtes qui rapportent vraiment

Un réflexe fréquent est de viser « plombier Toulouse ». C’est la requête la plus disputée et la moins accessible depuis la périphérie.

Les recherches qui convertissent sont plus longues et plus précises : « remplacement chauffe-eau Fenouillet », « dépannage fuite urgence Aucamville », « rénovation salle de bain Castelginest ». Chacune fait peu de volume, mais les gens qui les tapent sont sur le point d’appeler quelqu’un.

La concurrence y est faible, parce que presque aucun artisan ne crée ces pages. Dix pages de ce type valent mieux qu’une tentative sur le terme générique.

Et une remarque sur l’urgence : les recherches contenant « urgence », « dépannage » ou « aujourd’hui » sont les plus rentables de toutes, parce que le prix devient secondaire. Si vous faites du dépannage, dites-le clairement, avec vos horaires réels.

Ce qui ne sert à rien

Trois choses sur lesquelles on essaie régulièrement de vous vendre du travail.

Les annuaires payants à 300 € par an. Une fiche Google bien remplie et gratuite fait mieux. Les annuaires gratuits qui reprennent vos coordonnées, en revanche, ont un intérêt réel de cohérence.

Le blog quotidien. Deux articles par mois qui répondent à de vraies questions valent mieux que quinze textes creux. Et pour beaucoup d’artisans, aucun blog du tout n’est un choix parfaitement défendable.

La promesse de première place. Google ne vend pas de position dans ses résultats naturels. Quiconque vous la garantit vous parle en réalité de publicité payante, ou vous mène en bateau.

Le cas particulier de la sous-traitance

Beaucoup d’artisans travaillent majoritairement pour des donneurs d’ordre : entreprises générales, syndics, agences immobilières, autres artisans. Le référencement local sert alors à autre chose.

Ces clients ne vous cherchent pas sur une carte. Ils vous cherchent par compétence précise, souvent sans mention de ville : « pose de plancher chauffant », « désamiantage certifié », « soudure inox alimentaire ». La concurrence sur ces termes est faible et la conversion excellente.

Le site prend donc plus d’importance que la fiche, à l’inverse du cas grand public. Une page par compétence technique, avec vos certifications, vos moyens et vos références, vaut plus que dix pages par commune.

Si vous faites les deux, traitez-les séparément : les pages destinées aux particuliers parlent de la commune, celles destinées aux professionnels parlent de la technique.

Combien de temps avant que ça marche

La fiche produit ses premiers effets en deux à quatre semaines quand elle était mal remplie. C’est le gain le plus rapide qui existe.

Le site met trois à six mois à se positionner sur des recherches locales précises, davantage sur les termes concurrentiels. Les avis agissent progressivement, sur six à douze mois.

Un ordre de marche réaliste : la fiche ce mois-ci, la collecte d’avis à partir de maintenant et pour toujours, le site dans les trois mois. Faire les trois en même temps est possible, mais si vous devez choisir, commencez par la fiche.

Le détail de ce que je mets en place figure sur la page référencement local, et ce qu’un site d’artisan doit contenir est développé sur la page site internet pour artisan.

Anthony Laurent

Développeur web freelance à Lespinasse, au nord de Toulouse. Je crée et je répare des sites WordPress depuis 2016. Mon parcours.

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