Anthony Laurent, création de sites internet

Anthony Laurent

Création de sites internet

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Rédiger les textes de son site : la méthode simple

C'est l'étape qui bloque le plus de projets, et ce n'est pas un problème de talent d'écriture.

La méthode qui fonctionne tient en trois principes : écrivez pour une personne précise, commencez par la réponse plutôt que par le contexte, et parlez de votre client plutôt que de vous. Ce n’est pas une affaire de style ou de talent d’écriture. Les textes qui convertissent sont rarement les plus élégants, ce sont les plus clairs.

Pourquoi cette étape bloque presque tous les projets

Sur les sites que je livre en retard, la cause est presque toujours la même : l’attente des textes. Ce n’est pas un problème de motivation, c’est un problème de méthode.

On ouvre un document vide en se disant « je dois présenter mon entreprise », et on ne sait pas par où commencer. Alors on repousse, et le site attend six semaines.

Le déblocage vient d’un changement de point de vue. Ne cherchez pas à présenter votre entreprise : répondez aux questions que vos clients vous posent au téléphone. Vous connaissez ces questions par cœur, et vous y répondez déjà dix fois par mois à l’oral.

Commencez par lister les vraies questions

Prenez une feuille et notez tout ce qu’on vous demande avant de signer. Combien ça coûte. Combien de temps. Vous venez chez moi. Vous faites aussi telle prestation. Comment ça se passe si ça ne marche pas.

Vous obtenez en vingt minutes la structure de votre site : chaque question devient un titre, chaque réponse devient un paragraphe. C’est plus efficace que n’importe quel plan théorique, parce que ce sont les vraies préoccupations de vos clients.

Cette liste a un autre avantage : elle vous donne directement votre foire aux questions, et celle-ci est reprise par Google dans les résultats enrichis et par les moteurs de réponse.

La règle des trois premières phrases

Un visiteur décide en quelques secondes s’il reste. Vos trois premières phrases doivent donc dire ce que vous faites, pour qui, et où.

« Depuis notre création, nous mettons notre savoir-faire au service de nos clients » ne dit rien. « Je répare les sites WordPress en panne, à distance, partout en France » dit tout.

Le réflexe naturel est inverse : on veut poser le contexte, raconter l’histoire, arriver progressivement au sujet. Ça marche dans un roman, pas sur une page web. Mettez la conclusion en premier et développez ensuite.

Parlez de votre client, pas de vous

Faites un test simple sur vos textes existants : comptez les « nous » et les « vous ». Si les « nous » dominent, le texte parle de vous à quelqu’un qui cherche à résoudre son problème.

« Nous disposons d’un atelier de 400 m² et d’une équipe de six personnes » devient « Vos travaux sont réalisés par la même équipe du début à la fin, dans notre atelier de Fenouillet ». Même information, autre destinataire.

Cela ne veut pas dire cacher vos moyens ou vos références. Cela veut dire les présenter comme un bénéfice pour le lecteur plutôt que comme un motif de fierté.

Remplacez les adjectifs par des faits

« Sérieux », « professionnel », « à l’écoute », « qualité » : ces mots ne coûtent rien à écrire, donc ils ne prouvent rien. Tous vos concurrents les emploient aussi.

Un fait vérifiable fait le travail à leur place. Au lieu de « intervention rapide », écrivez « intervention dans la journée en semaine ». Au lieu de « tarifs compétitifs », écrivez « devis chiffré sous quarante-huit heures ». Au lieu de « nombreuses références », écrivez « plus de quatre-vingts sites livrés depuis 2016 ».

Cette substitution est probablement le levier le plus rentable de toute la rédaction web. Elle demande simplement d’accepter d’être précis, ce qui engage davantage.

Écrire pour Google sans écrire pour Google

La bonne nouvelle, c’est que les deux objectifs ont convergé. Un texte utile et clair est aujourd’hui un bon texte pour le référencement.

Trois points concrets suffisent. Employez les mots que vos clients emploient, pas votre vocabulaire de métier : les gens tapent « chauffe-eau qui fuit », pas « dysfonctionnement de production d’eau chaude sanitaire ». Une page, un sujet : ne mélangez pas trois prestations sur la même page. Et un titre par idée, avec une hiérarchie sans saut de niveau.

Ce qui ne marche plus depuis longtemps : répéter mécaniquement une expression. Un texte qui dit huit fois « création site internet Toulouse » est illisible, et Google le détecte sans difficulté.

Combien de mots, réellement

La question revient toujours, et la réponse dépend du type de page.

Une page d’accueil : 400 à 700 mots suffisent, parce qu’elle sert surtout à orienter. Une page de prestation : 800 à 1 500 mots, car c’est elle qui doit convaincre et se positionner. Une page par commune : 600 à 900 mots, avec du contenu réellement spécifique. Un article de blog : 1 200 mots au minimum pour traiter un sujet sérieusement.

Ne remplissez jamais pour atteindre un nombre. Un texte de 500 mots qui répond précisément vaut mieux qu’un texte de 1 500 mots dilué. Si vous n’avez rien à dire de plus, arrêtez-vous.

La méthode en pratique, page par page

Voici comment je procède quand je rédige pour un client, et vous pouvez l’appliquer seul.

Un entretien d’une heure, enregistré, où vous racontez votre métier comme vous le raconteriez à un voisin. Puis on relit la transcription : les meilleures formulations y sont déjà, dites naturellement.

Ensuite, une page à la fois. Titre, trois premières phrases, puis les sections. Ne relisez pas pendant que vous écrivez : écrivez d’abord, corrigez ensuite. Mélanger les deux est le meilleur moyen de ne rien produire.

Enfin, faites lire à quelqu’un qui ne connaît pas votre métier, avec une consigne précise : « dis-moi ce que je fais et combien ça coûte ». S’il hésite, le texte est à revoir, pas le lecteur.

Les erreurs qui reviennent le plus

Le jargon de métier employé sans traduction. Vous le maîtrisez tellement que vous ne le voyez plus.

Les paragraphes de dix lignes. Sur un téléphone, un pavé compact est illisible : trois à quatre lignes maximum, avec de l’air entre les blocs.

La page « à propos » qui raconte l’histoire de l’entreprise depuis 1987. Personne ne la lit. Ce que le visiteur cherche sur cette page, c’est de savoir à qui il aura affaire.

Et l’absence d’appel à l’action. Chaque page doit dire ce qu’on fait ensuite : appeler, demander un devis, lire la page suivante.

Le cas particulier de la page d’accueil

C’est la page la plus difficile à écrire, parce qu’elle doit parler à tout le monde sans être creuse.

Sa fonction n’est pas de tout dire, c’est d’orienter. Trois questions à traiter dans cet ordre : qu’est-ce que vous faites, pour qui, et où. Puis un lien vers chaque prestation, une preuve, et un moyen de vous joindre.

Le piège classique est la phrase d’accroche poétique. « Donnons vie à vos projets » ne dit rien et pourrait convenir à un traiteur comme à un architecte. Une accroche descriptive convertit mieux qu’une accroche inspirante.

Écrivez-la en dernier, quand toutes les autres pages sont rédigées. Vous saurez alors quoi mettre en avant.

Si vous n’y arrivez pas

C’est parfaitement normal, et ce n’est pas un aveu d’incompétence. Écrire sur soi est un exercice difficile, y compris pour des gens qui écrivent bien par ailleurs.

Deux options tiennent debout. Enregistrez-vous au téléphone en train d’expliquer votre métier à quelqu’un, puis transcrivez : vous serez surpris de la qualité du matériau. Ou déléguez la rédaction, en comptant 80 à 150 € par page.

Ce qu’il faut éviter, en revanche : laisser des textes provisoires en ligne « en attendant ». Ils y restent trois ans, et ils décident de l’image que vos visiteurs se font de vous. Le détail de ce qui est compris dans une prestation figure sur la page création de site vitrine.

Anthony Laurent

Développeur web freelance à Lespinasse, au nord de Toulouse. Je crée et je répare des sites WordPress depuis 2016. Mon parcours.

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