Anthony Laurent, création de sites internet

Anthony Laurent

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Erreur 500 sur WordPress : d’où elle vient et comment la régler

Une erreur 500 signifie que le serveur a rencontré un problème qu'il n'arrive pas à décrire. Contrairement à l'erreur critique, WordPress ne vous dit rien. Dans la plupart des cas, la cause est un fichier .htaccess corrompu ou une limite mémoire atteinte.

Erreur 500, erreur critique, écran blanc, base de données : ne pas confondre

Ces quatre pannes se ressemblent à l’écran et n’ont presque rien en commun. Avant de chercher une solution, identifiez laquelle vous avez : vous éviterez d’appliquer la bonne méthode au mauvais problème.

L’erreur 500 est la plus muette des quatre. Le serveur répond, il annonce qu’il a échoué, et il s’arrête là. Aucune indication sur le fichier fautif, aucune ligne de code, souvent une page blanche avec « Erreur interne du serveur » ou le logo de votre hébergeur.

Les trois autres se distinguent facilement :

  • « Une erreur critique est survenue sur ce site » : WordPress fonctionne encore assez pour vous parler. Il a détecté une erreur PHP fatale et l’a interceptée. La marche à suivre est différente, je la détaille dans cet article sur l’erreur critique.
  • Une page entièrement blanche, sans le moindre texte : l’affichage des erreurs est désactivé et quelque chose s’est interrompu avant que WordPress puisse s’exprimer. Voir l’écran blanc de la mort.
  • « Erreur lors de la connexion à la base de données » : le message est explicite, la cause est ailleurs. C’est le sujet de cet article dédié.

Si votre message ne ressemble à aucun de ces trois-là, vous êtes bien sur une erreur 500, et la suite vous concerne.

Vérifier d’abord si le problème vient de l’hébergeur

Commencez par éliminer la cause qui ne dépend pas de vous. Une erreur 500 peut venir d’un incident sur le serveur, et dans ce cas aucune manipulation de votre côté n’y changera quoi que ce soit.

Trois vérifications, dans cet ordre. Ouvrez un autre site hébergé sur le même compte, s’il y en a un : s’il tombe aussi, la panne est au niveau du serveur. Consultez ensuite la page de statut de votre hébergeur, qui signale les incidents en cours. Enfin, ouvrez un ticket au support avant toute manipulation : s’ils confirment un incident, vous venez d’économiser une heure.

Cette étape prend cinq minutes et évite de partir démonter un site qui n’a rien.

Cause 1 : le fichier .htaccess corrompu

C’est la cause la plus fréquente, et la plus rapide à écarter. Le fichier .htaccess, à la racine de votre site, contient des règles de réécriture d’adresses. Une ligne mal formée suffit à provoquer une erreur 500 sur l’ensemble du site.

Il se corrompt le plus souvent après l’installation ou la désinstallation d’une extension de cache, de sécurité ou de redirection, qui y écrit ses propres règles.

La manipulation tient en trois gestes. Connectez-vous en FTP ou par le gestionnaire de fichiers de votre hébergeur, et pensez à activer l’affichage des fichiers masqués : un nom commençant par un point est invisible par défaut. Renommez .htaccess en .htaccess-old. Rechargez votre site.

Si le site revient, vous avez trouvé. Reconnectez-vous à l’administration, allez dans Réglages puis Permaliens, et cliquez sur Enregistrer sans rien changer : WordPress régénère un fichier propre. Si le site reste en erreur, remettez le nom d’origine et passez à la cause suivante.

Cause 2 : la limite mémoire PHP

Chaque site dispose d’une quantité de mémoire allouée par le serveur. Quand un thème et une trentaine d’extensions la dépassent, PHP s’arrête net et le serveur renvoie une erreur 500.

Le symptôme typique : la panne survient après l’installation d’une extension, ou sur une page précise seulement, souvent l’administration ou une page lourde.

Pour augmenter la limite, ajoutez cette ligne dans wp-config.php, juste avant la ligne « That’s all, stop editing » :

define('WP_MEMORY_LIMIT', '256M');

Attention : sur un hébergement mutualisé, cette valeur ne peut pas dépasser le plafond fixé par l’hébergeur. Si la ligne n’a aucun effet, c’est que vous êtes déjà au maximum de votre offre. Le problème n’est alors plus technique mais dimensionnel : votre site demande plus que ce que votre hébergement fournit.

Cause 3 : une extension ou un thème

Une extension incompatible provoque une erreur 500 aussi sûrement qu’un fichier corrompu. La difficulté, c’est que vous n’avez plus accès à l’administration pour la désactiver.

La procédure passe par le FTP et je l’ai détaillée dans l’article sur l’erreur critique : renommer le dossier plugins, vérifier, puis réactiver une extension à la fois pour identifier la fautive. Elle est identique ici, je ne la réécris pas.

Un point mérite d’être ajouté : si le site revient dès que vous renommez le dossier, mais qu’aucune extension prise séparément ne le recasse, cherchez du côté d’un conflit entre deux extensions. C’est plus rare, et cela se repère en les réactivant par paires plutôt qu’une par une.

Cause 4 : une version de PHP incompatible

PHP est le langage qui fait tourner WordPress, et votre hébergeur vous laisse en choisir la version. Un passage automatique vers une version plus récente peut casser un thème ou une extension qui n’a pas suivi.

Pour vérifier votre version, ouvrez le panneau de votre hébergement et cherchez une section « PHP » ou « Configuration PHP ». Vous y verrez la version active, généralement 8.1, 8.2 ou 8.3 aujourd’hui.

Si la panne coïncide avec un changement de version, revenez temporairement à la précédente. Le site devrait redémarrer. Mais traitez ce retour en arrière comme un pansement, pas comme une solution : les anciennes versions de PHP cessent d’être maintenues et finissent par poser des problèmes de sécurité. Profitez du répit pour mettre à jour ce qui bloque, puis repassez à la version récente.

Cause 5 : les permissions de fichiers

Les permissions déterminent qui a le droit de lire et d’exécuter chaque fichier. Mal réglées, elles provoquent une erreur 500 alors que le site est intact.

Les valeurs correctes sont 755 pour les dossiers et 644 pour les fichiers. Votre client FTP les affiche dans une colonne dédiée, et permet de les modifier par un clic droit.

Ce cas apparaît typiquement après une restauration de sauvegarde, un transfert manuel entre deux hébergeurs, ou une décompression d’archive qui n’a pas conservé les droits d’origine. Si vous n’avez rien transféré récemment, cette cause est peu probable.

Lire le journal d’erreurs du serveur

C’est l’étape qui fait gagner le plus de temps, et presque personne ne la fait. Le serveur consigne chaque erreur dans un fichier, avec le chemin exact du fichier fautif et le numéro de ligne.

Selon l’hébergeur, ce journal s’appelle error_log et se trouve à la racine du site, ou bien il est accessible depuis le panneau d’administration dans une section « Journaux » ou « Logs ». Ouvrez-le et regardez les dernières lignes : elles correspondent à votre panne.

Ce que vous cherchez ressemble à PHP Fatal error suivi d’un chemin. Le nom du dossier vous dit immédiatement quelle extension ou quel thème est en cause. Vous passez alors directement à la solution, sans dérouler les cinq hypothèses.

Si le journal est vide ou introuvable, activez-le en ajoutant define('WP_DEBUG_LOG', true); dans wp-config.php, rechargez la page en erreur, puis consultez wp-content/debug.log. Pensez à désactiver cette option une fois le problème résolu.

En résumé

Cinq vérifications, dans cet ordre, du plus rapide au plus long :

  1. Statut de l’hébergeur et autre site du même compte.
  2. Renommer .htaccess, puis régénérer les permaliens.
  3. Augmenter WP_MEMORY_LIMIT dans wp-config.php.
  4. Renommer le dossier plugins par FTP.
  5. Lire le journal d’erreurs, qui aurait souvent dû venir en premier.

Si vous préférez ne pas y toucher, ou si le site est votre outil de travail et que chaque heure compte, je propose un dépannage WordPress en urgence avec diagnostic gratuit : je peux regarder pour vous et vous dire d’où ça vient avant toute intervention.

Questions fréquentes

Une erreur 500 veut-elle dire que mon site est piraté ?
Non, c’est rarement le cas : elle vient le plus souvent d’un fichier de configuration. Un piratage se manifeste plutôt par des redirections, du contenu injecté ou des fichiers inconnus.

Vais-je perdre mon contenu ?
Non, vos pages et articles sont dans la base de données et ne sont pas affectés par une erreur 500. Le problème est côté serveur ou fichiers, pas côté contenu.

Puis-je corriger seul ?
Oui, si vous avez un accès FTP et que vous suivez les étapes dans l’ordre. Les deux premières causes se règlent sans écrire une ligne de code.

Anthony Laurent

Développeur web freelance à Lespinasse, au nord de Toulouse. Je crée et je répare des sites WordPress depuis 2016. Mon parcours.

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