Anthony Laurent, création de sites internet

Anthony Laurent

Création de sites internet

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Freelance ou agence web : le vrai comparatif des coûts

L'écart de prix va du simple au double. Il ne vient pas de la compétence, et il faut savoir ce qu'on achète.

À prestation équivalente, un freelance coûte entre 40 et 60 % de moins qu’une agence. Ce n’est pas une question de compétence, c’est une question de structure : une agence porte des locaux, des commerciaux, des chefs de projet et une marge, et tout cela se retrouve dans votre devis. En échange, elle apporte une continuité de service qu’un indépendant ne peut pas garantir.

D’où vient l’écart de prix

Prenons un site vitrine de six pages. Le travail réel représente une dizaine de jours : cadrage, maquettes, développement, intégration, tests, mise en ligne.

Chez un freelance, dont le tarif journalier se situe le plus souvent entre 150 et 350 €, cela représente quelques milliers d’euros. Chez une agence, la même prestation est facturée deux à trois fois plus, pour un temps de production souvent identique.

La différence ne part pas en profit. Elle finance des loyers, des salaires de personnes qui ne codent pas, des outils, de la prospection commerciale et un taux d’occupation qui n’est jamais de 100 %. Une agence de dix personnes doit facturer environ 400 000 € par an pour tenir debout. C’est mécanique.

Le corollaire est important : sur un petit projet, vous payez cette structure sans en tirer aucun bénéfice. Sur un gros projet, elle devient utile.

Ce que vous gagnez avec un freelance

Le premier avantage est celui dont mes clients parlent le plus, et il n’est pas financier : vous parlez directement à la personne qui fait le travail.

Concrètement, il n’y a pas de compte rendu à faire remonter, pas d’information qui se perd entre le commercial et le développeur, pas de décision technique prise par quelqu’un qui n’a jamais parlé avec vous. Quand vous demandez si telle fonctionnalité est possible, la réponse arrive dans l’heure et elle est fiable.

Le deuxième, c’est la réactivité après livraison. Un ajustement mineur se fait dans la journée plutôt que d’entrer dans une file de tickets.

Le troisième, plus subtil : un indépendant a un intérêt direct à ce que vous soyez content, parce que son activité repose sur la recommandation. Il n’a pas d’objectif commercial trimestriel à tenir en vous vendant une refonte dont vous n’avez pas besoin.

Ce que vous perdez, et il faut le savoir

Je préfère l’écrire noir sur blanc, parce que c’est le vrai risque et que peu de confrères l’abordent.

Si je tombe malade, personne ne me remplace. Sur un projet de quatre semaines, une grippe décale la livraison d’une semaine. Sur un site en production qui tombe pendant mes vacances, il faut quelqu’un d’autre.

Un indépendant peut aussi cesser son activité, changer de métier, ou devenir indisponible sans prévenir. Une agence de quinze personnes ne disparaît pas du jour au lendemain.

Enfin, la capacité est limitée. Je travaille sur trois ou quatre projets en parallèle. Si vous avez besoin de trois sites livrés simultanément le mois prochain, je ne suis pas la bonne personne, et je vous le dirai.

Comment réduire ce risque

Il ne s’annule pas, mais il se maîtrise, et cela devrait figurer dans votre choix de prestataire.

Exigez que tous les comptes soient à votre nom : nom de domaine, hébergement, accès administrateur. Si votre prestataire les détient, vous êtes captif, et c’est vrai avec un freelance comme avec une agence.

Exigez un site construit avec des outils standards. Un site WordPress classique se reprend par n’importe quel développeur. Un site bâti sur un framework maison que personne ne connaît vous enferme.

Demandez une documentation, même courte : où est hébergé le site, qui paie quoi et quand, comment publier une actualité. Une page suffit, et elle vaut de l’or le jour où il faut passer la main.

Avec ces trois précautions, changer de prestataire devient un désagrément et non une catastrophe. C’est exactement pour cette raison que je les applique systématiquement, et j’en parle sur la page à propos.

Quand une agence est le bon choix

Il y a des cas où je vous orienterai vers une agence sans hésiter, et ce n’est pas de la fausse modestie.

Un projet à plus de 50 000 € avec plusieurs intervenants et des délais contractuels lourds : il faut une capacité de production et une organisation que je n’ai pas.

Un besoin de disponibilité garantie par contrat, avec un délai d’intervention engagé et des pénalités. Une agence peut s’engager là-dessus parce qu’elle a plusieurs personnes ; moi, non.

Un projet qui demande simultanément du développement, du design de marque, de la production vidéo et de l’achat média. On peut assembler des indépendants, mais la coordination devient votre travail.

Et une contrainte que je rencontre régulièrement : certains marchés publics et grands comptes exigent une structure d’une taille minimale. Ce n’est pas négociable, et cela règle la question.

Le troisième cas : la sous-traitance

Il existe une option dont on parle peu et qui explique certains devis surprenants : beaucoup d’agences sous-traitent le développement à des indépendants.

Ce n’est pas malhonnête en soi, et j’interviens moi-même de cette façon pour plusieurs agences. Mais cela veut dire que vous payez parfois le double pour un travail réalisé par quelqu’un comme moi, avec une couche de coordination en plus.

Si vous voulez savoir, posez la question directement : « le développement est-il réalisé en interne ? ». La réponse est instructive, et une agence honnête vous le dira sans détour.

Ce qu’il faut comparer dans deux devis

Comparer un devis de freelance à un devis d’agence sur le seul montant ne veut rien dire. Six lignes doivent être mises en face l’une de l’autre.

Le nombre de pages, précisément lesquelles, et ce qui se passe si vous en voulez une de plus. Qui rédige les textes et fournit les photos, poste le plus souvent flou et celui qui bloque le plus de projets.

La durée de garantie après mise en ligne, et ce qu’elle couvre exactement. Un mois de corrections est un minimum ; au-delà, demandez le tarif horaire.

À quel nom sont ouverts le nom de domaine et l’hébergement. Ce que vous récupérez si vous partez. Et enfin le délai de réponse en cas de problème, ainsi que ce qui se passe pendant les congés.

Un devis d’agence à 6 000 € qui répond clairement à ces six questions vaut mieux qu’un devis de freelance à 1 500 € qui n’en traite aucune. Et l’inverse est vrai aussi.

Le critère qui compte plus que le statut

Après une dizaine d’années dans ce métier, je pense que le débat freelance contre agence est largement secondaire.

Ce qui prédit la réussite d’un projet, c’est la qualité du premier échange. Est-ce que la personne en face vous pose des questions sur votre activité et vos clients, ou est-ce qu’elle parle surtout de technologies ? Est-ce qu’elle vous dit non parfois ? Est-ce qu’elle vous explique les choses sans jargon ?

Un signe pratique, facile à vérifier : demandez deux références de clients dans votre secteur et appelez-les. Pas pour vérifier que le prestataire est compétent, cela ne se juge pas au téléphone, mais pour savoir s’il répondait encore six mois après la livraison. C’est là que se séparent vraiment les prestataires, indépendants comme agences.

Un bon prestataire commence par comprendre ce que vous vendez et à qui. Un mauvais commence par vous montrer un catalogue de fonctionnalités. Le statut juridique n’y change rien, et les tarifs non plus.

Anthony Laurent

Développeur web freelance à Lespinasse, au nord de Toulouse. Je crée et je répare des sites WordPress depuis 2016. Mon parcours.

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